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Secousse rituelle - Nouveau projet

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pasteur des temps nouveaux

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Secousse rituelle

n. f.
  1. Intervention publique brève et assez symbolique, destinée à provoquer un déplacement intérieur ou collectif. La secousse rituelle n’expose pas un savoir : elle ébranle, réveille, ouvre un passage.
  2. Acte performatif adressé à une assemblée non définie, mêlant parole, geste ou silence, dont la fonction est de rompre la continuité ordinaire pour instaurer un temps autre — un temps de seuil.
  3. Forme profane d’homélie incisive, dépouillée de référence trop liturgique mais conservant la densité spirituelle du dire. Elle ne prêche pas : elle secoue pour rendre disponible.
  4. Moment d’inflexion collective, où une communauté accepte d’être touchée, déplacée ou réorientée par une parole qui n’ordonne pas mais met en vibration.

✦ Étymologie poétique
De secousse (choc bref, mise en mouvement) et rituel (ce qui institue un passage). Ensemble, ils désignent l’art de faire trembler sans briser.

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1 - date : 18/01/2026 -  Une colombe à la frontière
Une colombe à la frontière

« J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui. » dit Jean 1.
 

 
Cela me rappelle une drôle d’histoire. A la sortie d’une confirmation, sur le parvis, l’acte ultime fut un lâcher de colombe ! Nous avions imaginé la colombe ne pas demander son reste mais s’envoler illico pour porter la joie de ce jour, la force de l’Esprit à tous. Libre enfin libre ! Mais, que nenni ! La colombe  fit quelques mouvements d’aile paresseux pour se poser aussitôt au milieu de tout le monde ! Spontanément un enfant la prit entre ses mains pour que l’oiseau demeure sur lui ?
 
 
Marc, l’évangéliste, quant à lui prit le soin de nous dire que d’abord « Le ciel se déchira ! » et  que la voie était libre pour la colombe... Un ciel qui se déchire ? C’est impensable audelà des éclairs les nuits d’orage ! Car enfin le ciel est cette limite, qui au-delà des nations appelle à l’unité, l’harmonie, et interpelle l’infini et le vivre ensemble réussi.
 
Comment pourrait-il se briser pour laisser passer l’Esprit, voire la parole de Diue ? Franchement on a peu envie de prendre le risque de voir l’effacement de notre immensité, au risque de d’apercevoir ce qui se cache audelà, ou pire de ce qui pourrait nous tomber dessus !
 
 
Les peids sur terre, j’admire tel ou tel pont, passerelle ou aqueduc qui enjambe une vallée, un goulet, un fleuve... J’admire  son esthétique, la technique créatrice des ingénieurs ? Qund vais-je enfin voir aussi ce qui est de part et d’autre du pont, une rive ou l’autre, d’une rive à l’autre ? Je prends conscience d’une frontière qui sépare mais qui est destinée à faire se rejoindre ! L’important est-ce le pont qui semble effacer la frontière ou la frontières qui sépare et magnifie deux rives ?
 
« Il faut des frontières pour  pouvoir les passer, c’est une manière d’aller en liberté ! »
 
Sans frontières, pas de choix, pas de mouvement conscient.
 
Écoute la musique, les silences, comme frontière du son, donnent à la note de résonner. Lis le poète, la ponctuation qui est frontière des mots donne sens et intensité au message. Vis le baptême, l'eau, comme frontière, donne au oui au Dieu d'amour, d’advenir en ta vie. Cette eau comme l’eau du Jourdain est une frontière que le peuple hébreu traverse pour accéder à la Terre promise sans disparaître pour autant. Voila l’eau du baptême, la frontière qui appelle à se rencontrer. Car elle est à la fois miroir, aux multiples reflets et porte qui appelle le passage, la traversée... le oui au Dieu d’amour ne naîtrait-il pas de ce double mouvement ?

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