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ujourd’hui la fête est triple ! Fête
de fin d’année, au dernier dimanche de l’année liturgique…
Une fête comme à la fin, d’une partie de foot, d’un examen, d’un temps
rempli, accompli !
Une fin, en fête, annonçant un temps nouveau largement inconnu !
Ensuite quand une fois dans l’année
je me sens enfin pas trop seul dans le chœur
Chanter ensemble Sainte-Cécile cette très jeune femme martyre de 230,
c’est une fête ; même si son visage et sa vie nous reste largement
inconnu !
Nous célébrons aussi le Christ, comme tous les dimanches d’ailleurs
mais ce jour nous le célébrons « Roi de l’Univers » . C’est aussi
une fête ; sur fond de procès dont l’issue est incertaine, comme
l’avenir de nos propres vies est incertain !
Ce qui me frappe c’est que nous fêtions des événements passés… dépassés
disent certains :
une année achevée, un martyre lointain et un procès archaïque !
…Événements passés sauf que relire les événements de l’année,
pour se dire comment je deviens autre…et quels liens je désire
entretenir avec Dieu,
engage mon avenir !
Événements passés sauf qu’évoquer Ste Cécile figure d’il y a 2000 ans…
m’interpelle aujourd’hui : s’agit-il de reproduire une tradition ou
s’agit-il d’en trouver une force qui m’engage ?
Événements passés sauf que les procès nourrissent notre quotidien et
continuent à poser la question radicale de la Vérité, au cœur de nos
vies !
« Alors, tu es Roi ? ». Cette étonnante question de Pilate trouve une
réponse définitive
« Surement pas… si je suis venu dans le monde c’est pour rendre
témoignage à la vérité ».
Ou est la Vérité ? Exercice !
Regardons le vitrail de Sainte Cécile ! Elle
teint de la main gauche une harpe…
Ce qui nous laisse croire qu’elle fut musicienne harpiste…
Jusqu'au moyen-âge, le patron des musiciens était le pape Saint
Grégoire, (Rome 540)
ce n’est que lors de la création de l'académie de musique de Rome en
1584,
que Ste Cécile qui n’était pas plus musicienne que moi, devint patronne
des musiciens !
Le lien de Ste Cécile avec la musique vers la fin du V°s s’établit par
le pèlerinage à Ste Cécile !
Dès lors peintures, fresques,
mosaïques la représentent comme source de prières et de chants !
Si depuis le XVème siècle, l'emblème de Sainte Cécile est l'orgue ou la
harpe auparavant elle était couronnée de roses, ou portait la palme des
martyres… à sa main droite sur notre vitrail !
La recherche la vérité n’est jamais
chose simple, elle inspire doute, réserve, question et soupçon !
Il est difficile de parler de la vérité en ces temps où le mensonge
s’immisce en politique, en économique, dans le religieux et le sport…
La vérité est chemin parsemé de risques : sous prétexte de compromis cet
acte positif … où l’on engage un arrangement dans lequel on se fait des
concessions mutuelles… on se risque à la compromission cet acte négatif
par lequel on transige avec sa conscience en nuisant à quelqu'un.
La vérité ne conduit-elle pas au
fanatisme, au terrorisme ?
La Vérité ne s’impose pas comme tombée d’un ciel, d’un dieu, d’un
gourou !
La Vérité se dit, en grec, Alètheia, « le non-voilé, le non-oublié. »
Non pas le savoir, ou la science, mais cette maigre aptitude à dévoilé
et ne pas oublié.
La vérité aime à se cacher. « La
vérité est dans l'abîme" Démocrite.
Découvrir dévoiler la vérité fait émerger du
fond de l'abîme, quelque chose qui n'est pas rien, mais qui n'est
certainement pas le tout.
Alors Jésus s’il nous est permis de reprendre l’interrogation,
l’interrogatoire de Pilate
Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus tu es plus subtil que ton juge, au lieu de formuler une réponse,
tu poses une autre question :
« Dis-tu cela de toi-même, ou bien parce que d’autres te l’ont dit ? »
Touché ! Vexé, Pilate devient mauvais : « Est-ce que je suis Juif,
moi ? »
Non mais ! Prendre un « citoyen Romain » pour un Juif est, pour lui, une
insulte !
Pilate poursuit :
« Ta nation, et les chefs des prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu
fait ? »
Jésus le rassure, et nous avec, il n’est pas en concurrence avec
l’empereur.
Mais Pilate l’assimile pourtant à un « roi » !
Et Jésus s’empresse de remettre l’interrogatoire dans le bon ordre :
« C’est toi qui dis que je suis roi »
Ce devrait être, pour nous, un éclaircissement précieux : Jésus n’est
pas roi !
Jésus ne se laisse pas « photographier comme roi !
Il sait parfaitement que la tentation est grande dans la vie politique
de se croire supérieur
et traiter de haut les administrés.
Jésus nous demande que vaut-il mieux
« se servir et être servis » comme un prince ?
Ou Servir, et se mettre en quatre dans un geste d’humilité comme à la
Cène, quand un linge noué autour de ses reins il se mit à laver les
pieds de ses disciples ?
« Les puissants de ce monde règnent en maîtres. Pour vous il n’en sera
pas de même.
Le plus grand d’entre vous se mettra au service de tous »
« Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la Vérité.
DIEU S’EST FAIT HOMME POUR QUE L’HOMME DEVIENNE DIEU. |